Budget Di Rupo 2012

30.11.2011

Une occasion manquée d'adapter notre système d'indexation

Ce samedi 26 novembre, les négociateurs gouvernementaux sont parvenus à un accord sur le budget pour 2012 et les années suivantes, ainsi qu’au sujet d’un certain nombre de réformes structurelles dans les domaines du marché de l’emploi et des pensions.
Pour 2012, il fallait consentir un effort budgétaire de 11,3 milliards EUR. L'effort sera financé pour 42% par des économies sur les dépenses, pour 34% par des recettes supplémentaires (principalement nouveaux prélèvements et nouvelles charges) et pour 24% par des mesures diverses, lesquelles englobent également un certain nombre de recettes supplémentaires. D'ici à 2014, l'effort global s'élèvera à 15,9 milliards EUR. La part des économies sur les dépenses atteindra alors 53% et la part des recettes supplémentaires (hors mesures diverses) sera ramenée à 28%.

Sur la base des informations disponibles, voici un bref aperçu des principales mesures touchant les entreprises.

Mesure    Impact budgétaire (en millions EUR)
2012    2013    2014
. Intérêt notionnel                                                                        1.620    1.969    2.318
. Plus-values sur actions < 1 an                                                     150      180       180
. Régime de ‘thin capitalisation’                                                      > 100  > 100    > 100
. Uniformisation précompte mobilier                                                917      929       943
. Véhicules de société : travailleurs et employeurs, chacun pour moitié    200    205    210
. Stock options, assurances de groupes (règle des 80%, …), logement    425    431    437
. Réduction dépenses fiscales                                                         328    677    1033
. Adaptation plafond salaires élevés pour la réduction de cotisations ONSS    14    36    54
. Prépension                                                                                 25       50     75
. Chômage temporaire (responsabilisation)                                     14       14     15
. Crédit-temps/interruption de carrière                                            52       83    125
. Fraude fiscale et sociale                                                               720    1.000    1.500

FEB L’accord sur le budget est un pas dans la bonne direction. Les propositions antérieures ont été sensiblement adaptées, notamment en ce qui concerne le rapport entre les économies et les nouvelles recettes. La part des économies dans l’effort global devrait graduellement augmenter sur la période 2012-2014. Il subsiste néanmoins une liste de charges considérables sur les moyennes et grandes entreprises et sur les rémunérations des cadres et dirigeants, qui pèseront inévitablement sur l’esprit d’entreprendre, la croissance et l’attrait de notre pays pour les investisseurs. La FEB déplore par ailleurs que le renforcement de la compétitivité se soit heurté à un ‘niet’. Le fait de ne pas adapter le système d’indexation, comme le demandait l’Europe, est une occasion manquée. Tous les négociateurs n’ont pas suivi l’appel visant à rendre notre pays moins vulnérable aux chocs externes tels que la hausse des prix pétroliers et les effets de second tour. L’impact des mesures de l’accord qui ont pour effet d’accélérer l’inflation devrait au moins pouvoir être annulé.

Pour plus de détails concernant les mesures de l’accord budgétaire, nous vous renvoyons à www.feb.be > Dossiers > Budget Di Rupo 2012, sur lequel nous placerons régulièrement des informations actualisées.